see “herborn, Charles Davies, 1899, À note on the date of the parts Ann. Ma . Nat, Hist. (7)?,% (17) (misc.): 428, May 1899

Recueil d'observations de Zoologie et d'anatomie comparee faites dans l'Ocean “tlantique, dan l'interieur du nouveau contient et dans la Mer du Sud pendant les annees 1799,1800,1801, 1802, et 1805;

of ‘Humboldt and Bonpland's "Voyage: Observation de Zoologie,

par Al. de Humboldt et *, Bonpland. Vol, 2. Paris (J.Smith and Gide), 1833

1852. noted, in Ann. Sci. Nat, 25:110, JEC by Duclos in Mag. 1832 annotation probably by W. H, Dall in copy in USNM.

dates: Bryant Walker, 1928, Nautilus 41(4): 151.

pp. 217-256 probably 1827

pp. 257--on 1ES2% dated in p. 359 on Valenciennes part of book , # 30 Nov. 1831, Coquilles marines bivälves de l'“merique Equinoxiale, recuelllies pendent le voyage de MM de Humboldt et Bonpland, et decrites par A. Valenciennes,

pp. 217-224, pls. 48-50, pl. 28.

Coquilles fluviatiles bivalves de nouveau continent, recueillies pendant le voyage de MM de Humboldt et Bonpland

pp. 226-237 Coquilles univalves terrestres et fluviatiles.... pp. 228-261.

Coquilles univalves mines de l'Amerique equinoxiale, recueillies pendant le voyage de....

pp. 262-589,

LS S 48--50, 5-51

vers 1120 PES. 28 217-224 1821 Pts. 29 225-288 ler &10) 234=240 13 31 241-248 o2 249-256 14 Pts. 33 257-264 1832 34 265-272 85 275-280 26 281-288 97 280-296 Pts. 38 297-504 39 805-512 40 313-320 41 320-528 42 829-336

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RECUEIL D'OBSERVATIONS DE ZOOLOGIE

ET D'ANATOMIE COMPARÉE.

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DE L'IMPRIMERIE DE J. SMITH.

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The following notation taken from Annals and Magazine of Natural History, seventh series, number 17, May 1899, po428e )

A Note on the Date of the Parts of ‘Humbolt and Bon- pland's Voyage: Observations de Zoologie.! This book was issued in livraisons as follows:-

Vol.l., livr.l, pp.l-H6(847,48), 1805 forming pp.1-25 of 2nd issue.

2, -104, 1807 forming pp.26-64 of 2nd issue.

3e -196, 1807 forming pp65-126 of 2nd:issües

4, =293, 1809 forming ppe127-200 & 253-259 of 2nd issue.

586 =12 1809 forming pp.261-297

&201-252 & 298 309 of Z2nd issue,

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MUS. COMP. ZO0L LIÈRARY

HARYARD

RECUEIL L'un

D'OBSERVATIONS DE ZOOLOGIE

ET D'ANATOMIE COMPARÉE,

FAITES

DANS L'OCÉAN ATLANTIQUE ; DANS L'INTÉRIEUR DU NOUVEAU CONTINENT ET DANS LA MER DU SUD PENDANT LES ANNÉES 1709 1800, 1801, 1802 ET 1809;

PAR AL. DE HUMBOLDT ET A. BONPLAND.

VUVR LAS VUVR VU VEUT LUVUVAVS LAVE ULLE LE SL VLVE LAVE LUE LULU LA

DEUXIÈME VOLUME.

SUV VV A VEUUEE UV ULE LUE UULLLULA LUTTE TEUULE LULU LETTRES

‘A PARIS,

Cuez J. SMITH , IMPRIMEUR-LIBRAIRE, RUE MONTMORENCY, 16:

Er cuez GIDE , LIBRAIRE, RUE SAINT -MARG-FEYDEAU, 20.

1833.

SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES, Pa À DE HUMBOLDT.

IL5e naturalistes ont reconnu, depuis long-temps, que les animaux de la classe des reptiles abondent surtout dans les pays , sous l'influence d’un climat chaud et humide, le sol est couvert d’une riche végétation. Sans rappeler ici cette innombrable quantité de Crocodiles * qui habitent les grandes rivières de l'Amérique méridionale, nous nous bornerons à examiner le seul ordre des Ophidiens, qui, sous le rapport de la distribution géographique des animaux, présente plusieurs particularités remarquables. Dans le nouveau continent, les serpens sont plus multipliés sous la zone tempérée boréale que sous la zone tempérée australe : ils le sont plus sous le même parallèle, dans la Louisiane, dans la Floride et aux États-Unis, qu'en Barbarie, en Espagne et dans la Grèce. Ces différences s'expliquent facilement lorsqu'on considère - la nature du sol plus ou moins humide, l'épaisseur des-forêts, l'étendue des savanes qui remplacent ces forêts, les variations de la température dans les mois d'été, et d’autres phénomènes météorologiques qui rendent les pays situés sous une même latitude plus moins favorables à la multiplication des Ophidiens. Plusieurs naturalistes, plus occupés des contrastes que des rapports qui existent entre les deux mondes, ont décrit l'Amérique entière comme un pays récemment sorti du sein de l'Océan, rempli de marécages, habité par des reptiles plus variés dans leur forme et plus nombreux que les reptiles de l'Afrique et des Grandes-Indes. Ces idées ont été accueillies pendant long-temps, parce qu'elles avoient été conçues par un homme de génie, et consignées dans des ouvrages dont plusieurs doivent "

© M. Cuvier en a fait connoître quatre espèces très- distincies; savoir : le Crocodilus lucius du Mississipi, le C. sclerops du Brésil, le C. palpebrosus de Cayenne et le C. acutus de Saint-Domingue. C’est ce dernier que nous avons décrit, M. Bonpland et moi, sur les rives de l’Orénoque et de la Madeleine. Nous donnerons dans la suite de cet ouvrage quelques notions sur deux autres espèces

de Crocodiles inconnues en Europe, le Bava du lac de Tacarigua ou de Nueva Valencia dans la province de Caracas, et le Cocodrilo des plages du Batabano dans l'ile de Cuba.

Zoologie, Tom. IT. £

t

D SUR DEUX NOUVELLFS ESPÈCES DE CROTALES.

leur célébrité moins à l'exactitude des faits qu'au charme du style et à la grandeur des conceptions. À mesure qu’une saine critique a rappelé les naturalistes sur le chemin de l'observation, et qu'ils ont étudié les lois uniformes de la nature, et les modifications que subissent ces lois par l'influence des circonstances locales , les deux continens ont paru moins opposés sous le rapport des phénomènes physiques. On a trouvé, parmi les roches de l'un et de l’autre hémisphère, cette suite de formations qui attestent une succession des mêmes catastrophes sur la surface du globe, et l’on a reconnu que le tableau de l'Amérique ne peut être tracé d’après celui des terrains inondés qui sont compris entre l'Orénoque et la rivière des Amazones. Ce n'est point sur la multitude des reptiles que renferment le Delta de l'Égypte ou les basses régions de l'Ouangarah en Nigritie, que l'on jugeroit avec précision du nombre des espèces qui sont propres à l'Afrique entière. |

Sur trois cent vingt serpens décrits dans les ouvrages d'histoire naturelle, il y en à cent quinze qui appartiennent exclusivement au nouveau continent. Ce nombre augmentera considérablement lorsque les colonies espagnoles et por- tugaises, après avoir obtenu leur indépendance et perfectionné la culture du pays, seront entrées en communication plus directe avec l'Europe; car, jusqu’à ce jour, nous connoissons à peine une douzaine d'Ophidiens du Pérou, du Mexique et du Brésil.

Pour se former une idée précise de la multiplicité des espèces qui vivent sous la zone torride, comparées à celles de la zone tempérée, il suffit de rappeler qu'au Bengale et sur les côtes de Coromandel, sur une étendue de 18000 lieues carrées, le docteur Russel a trouvé quarante-trois serpens; tandis que l'Europe entière, sur une surface trente-deux fois plus grande, ne nous en présente que quatorze. C'est ce développement plus varié et plus rapide de la vie organique dans les régions équinoxiales, qui donne à l'Amérique une certaine prépondérance sur l'Asie, dont aucune partie n'est traversée par l'équateur. Au sud-est de ce dernier continent, le Grand-Archipel de l'Inde présente les débris d’une terre déchirée par l’action du feu volcanique, cu submergée par les flots. Plusieurs productions sont exclusivement propres à cet archipel, mais une vasle mer couvre aujourd'hui des parages dont le climat corres- pond à celui d’une zone où, dans le nouvean monde, se trouvent le plus d'animaux de l’ordre des Ophidiens.

Si l'on à supposé jadis le nombre des espèces américaines beaucoup plus grand qu'il ne l’est effectivement, on n’a pas exagéré, ce me semble, le nombre

SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES. 3

des individus que la nature produit de chacune de ces espèces. Les provinces du Choco et de Barbacoas, les bords du lac de Maracaybo, qui ressemble à un golfe de mer, les plaines de Nicaragua, l’isthme de Panama et la Guyane espagnole, surtout le Bas-Orénoque, les rives du Caura et celles du Cassi- quiaré, entre Mandavaca et Vasiva, sont des contrées dans lesquelles le sol, les arbres et les eaux fourmillent de serpens. J'ai observé , ilest vrai, que, sur une étendue de plusieurs lieues carrées, on ne trouve que cinq ou six espèces différentes; mais la multiplication de ces animaux, dont la plupart pondent des œufs deux fois par an, est si énorme que, lorsque les indigènes mettent le feu à des terrains couverts de broussailles, ils se voient assaillis par des bandes serrées et composées de trente ou quarante individus. De toutes les parties du globe, l'Afrique est peut-être la seule qui semble pouvoir rivaliser avec le nouveau con- üinent, dans le nombre des Ophidiens. Si l’on exprime l'étendue des terres comprises entre les tropiques : par le nombre 1000,

l'Afrique en comprend : dans l'hémisphère boréal, : 298 dans l'hémisphère austral, 163

| AG: parties

l’Amérique, dans l'hémisphère boréal, 94. ne dans l'hémisphère austral, 207

l'Asie, dans l'hémisphère boréal. ....... 114 l'Archipel des Indes et la Nouvelle-Hollande,

compris entièrement, à + près, dans

l'hémisphère austral.............. 12/

Le nombre et la variété des êtres organisés ne suivent pas exactement le rapport des surfaces qu'ils habitent. Quoique l'on soit revenu, dans ces derniers temps, de

2 Ces nombres se fondent sur des évaluations faites d’après la Mappemonde de M. de Fleurieu, qui accompagne le Voyage de Marchand. D’après mon calcul, qui a été vérifié avec soin , l’étendue des terres situées dans l'hémisphère boréal, est à celle des terres situées dans l'hémisphère austral se 8 265 Les géographies les plus modernes admettent , j'ignore sur quel fondement, que la région équinoxiale australe comprend 0,015 plus de terre que la zone torride boréale. La connoissance exacte de ces rapports est d’un grand intérêt pour la gtographie des plantes et des animaux; car nulle pe sur le globe, la nature n’a répandu avec plus de profusion les germes de la vie que depuis DÉREUT jusqu’au 25° ou 28.° degré de latitude nord et sud. Je ferai observer à cette occasion qu’en _ parcourant nos catalogues des productions animales et végétales, on remarqueroit une prépondérance

bien plus marquée de la zone torride sur les zones tempérées et glaciales , si les parties des continens

situces dans ces dernières n’offroient pas une surface trois fois plus grande.

4 SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES.

l'erreur de regarder tout le pays qui s'étend en Afrique depuis Bornou et le Soudan jusqu'à la pente méridionale de l'Atlas, comme une mer de sables non interrompue, on ne sauroit douter que près d’un sixième de la région équinoxiale est occupé par des déserts. D'un autre côté, le plateau de l'Abyssinie, le Congo et les montagnes de la Lune, qui nous sont plus inconnues qu'aux anciens, offrent un climat analogue à celui de la zone tempérée. Si l'on fait abstraction des déserts et des régions montagneuses, l'Afrique équinoxiale se trouve restreinte dans des limites plus étroites que celles qui renferment, dans le nouvean continent, la région des Crocodiles, des Boas et des Amphisbènes.

À mesure qu'on s'élève sur le sommet des Cordillères de l'Amérique, on voit diminuer graduellement le nombre des serpens. Nous en avons encore trouvé en grande quantité près du couvent de Caripé, dans la Nouvelle-Andalousie, et sur les rives du Cauca , près de Carthago, à quatre et cinq cents toises de hauteur au-dessus du niveau de l'Océan, mais les animaux de l’ordre des Ophidiens deviennent déjà assez rares à 900 toises d'élévation, par exemple dans les environs de la ville de Popayan, quoique la température moyenne de l'air s'y élève encore à 200,6: ils dispa- roissent presque entièrement au-dessus de 1300 à 1/00 toises, dans la région du Quinquina, du Brathys et du Barnadesia, dans les plateaux de Santa-Fe de Bogota et de Quito. Nous avons été d'autant plus surpris de ne pas rencontrer de serpens sur le dos des Andes, par exemple dans les plaines d’Antisana ou sur la pente orientale de Pichincha, qu’en Europe et en Sibérie, plusieurs espèces de vipères se trouvent cachées dans des touffes de plantes alpines, à des élévations très-considérables. Ce phénomène tient sans doute aux mêmes causes par lesquelles, dans la zone tempérée, les végétaux herbacés des plaines s'élèvent très-haut vers la cime “des Alpes. Pendant les mois d'été, ces cimes jouissent d'une température assez élevée pour favoriser le développement des animaux et des plantes; pendant l'hiver , les végétaux, dépourvus de leurs feuilles , et les Ophidiens, plongés dans un état léthargique, sont ensevelis sous la neige, et résistent à l'extrême rigueur du climat. I] n’en est pas de même dans la région équatoriale où, près du sommet des Cordillères, à deux cents toises au-dessous des neiges perpétuelles, le thermomètre baisse constamment la nuit à— 4°, et ne se soutient de jour qu'entre et au-dessus du point de la congélation.

Quant au nombre des serpens munis de crochets venimeux, il est plus grand qu'on ne le suppose généralement. « Ne telis, dit Linné, horrentibus execrabili veneno nimium sævirent decimam quamque tantum speciem armavit

SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES. 5

Imperans et versipelles eos voluit, ut dubii omnes metuerentur ab omnibus. » Le docteur Russel a cependant reconnu, dans les Grandes-Indes, parmi les qua- rante-trois serpens qu'il a observés, sept espèces venimeuses. En examinant l'Histoire des reptiles de M. Daudin qui a pu ajouter à ses propres recherches les résultats de celles qui avoient été faites par MM. de Lacépède et Latreille, j'ai trouvé que, parmi les Ophidiens décrits, les venimeux sont aux non-venimeux dans le rapport de 80 à 233. On pourroit croire que le nombre des serpens armés de crochets paroït plus considérable qu'il ne l'est effectivement, parce que ces derniers fixent plus l'attention des voyageurs que les animaux qui ne sont pas malfaisans; mais en considérant le rapport entre les couleuvres et les vipères, qui existe en Europe, c’est-à-dire dans une région dont les reptiles ont été étudiés avec soin, on peut admettre que le nombre total des serpens venimeux est le double plus grand que ne l'a jugé le célèbre auteur du Systema Nature *.

2 Je donnerai ici le tableau des Ophidiens munis de crochets venimeux :

DANS L'ANCIEN CONTINENT. DANS LE NOUVEAU CONTINENT. Bongares. ....... 2 espèces Bongares....... © espèces Crotales......... o - Crotales........ 7 Scytales......... 3 Scytales........ 2 Lachesis ........ (0) | Lachesis........ 2 Cenchris........ o Cenebris......…… 1 Mipères.--e:t. &4 Vipères........ 10 Platures......... 2 Platures ........ oO Clothonie....... ï Clotonie ....... o Langaha....... LEE Langaha ....... o Hydrophis...... 5 Hydrophys..... o

eo œ D D

Comme, à l’époque de la publication de l'ouvrage de M. Daudin, parmi toutes les espèces décrites , il y en avoit 201 de l’ancien continent, et 112 du nouveau continent , il paroît que les serpens venimeux font, en Amérique, un cinquième, et dans l’ancien monde plus que le quart de la masse totale. Il faut distinguer cependant entre les espèces qui sont propres à une région et celles qui font partie des cabinets d'Europe; car il se pourroit que le nombre des Ophidiens malfaisans rapportés d'Amérique sur- passât accidentellement le nombre de ceux qui ont été observés aux Grandes-Indes et sur les côtes d’Afrique. Quoique le venin des serpens qui infestent les pays situés entre les Tropiques et entre les 24 et 28 degrés de latitude soit plus actif que celui des serpens armés de crochets de la zone plus tempérée , la distribution des espèces venimeuses sur la surface du globe est cependant beaucoup moins inégale qu’on ne seroit tenté de l’admettre. L'Europe compte à peine 14 ou 16 Ophidiens indigènes, et sur ce petit nombre il ya 5 vipères, savoir : Vipera berus (la vipère commune); V. chersea (la vipère rouge); V. Redi (la vipère de lIstrie) ; V. prester (la vipère noire); et V. ammodytes (la vipère de Moyse Charas). D'après M. Cuvier, le V. Redi et le V. prester sont des variétés du V. berus et du V. chersea.

6 SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES.

Après avoir jeté un coup d'œil général sur la distribution géographique des Ophidiens dans les deux hémisphères, je vais donner dans ce mémoire la description de deux nouvelles espèces de Crotales propres à la Terre-Ferme.

L CROTALUS CUMANENSIS, scutis 174, scutellis 32; ex cinereo vi- rescens , maculis dorsalibus rhombeis , concatenatis , linea alba cinctis, disco macularum cinereo , margine obscuriori

Ce serpent à sonnette, le Cascabel de Cumana , est plus mince et plus élancé que le Crotalus durissus de l'Amérique septentrionale. Les plus grands individus que j'ai pu me procurer avoient 1,35 (4 pieds 2 pouces) de long, sur 28 millimètres ( 13 lignes ) de diamètre. Le grelot, dont le bruit décèle la présence de l'animal, est composé, dans les serpens adultes, de 8 à 12 anneaux. Je n'en ai pas observé un plus grand nombre, et je doute que ces anneaux indiquent bien exactement l’âge de l'animal. Souvent le grelot est plus court dans des individus dont la taille n'excède pas dix décimètres (3 pieds ). Le Cascabel de Cumana est très-commun dans les endroits les plus arides; on le trouve surtout dans les touffes d’une espèce de Bromelia, voisine du Bro- melia karatas, qui est appelée Chihuchihue par les Indiens Guayqueries, et qui, d'après l'habitude des plantes sociales, couvre des terrains d’une grande étendue. Ce serpent à sonnette, dont le venin est extrêmement actif, est moins fréquent aujourd'hui à Cumana qu'il ne l'a été jadis; l'espèce diminue avec les progrès de la culture. On en tue cependant dans la ville même il est attiré par les rats qu'il semble préférer à toute autre nourriture. Il entre quelquefois dans les maisons , mais heureusement il est moins méchant qu’on ne le croit com- munément, et 1l n’attaque l’homme que lorsqu'il est poursuivi. Il marche par couple : nous en avons souvent rencontré dans nos herborisations ; ils traversoient paisiblement le chemin à quelques pas devant nous et sans marquer le moindre désir de nous nuire.

IL Crorarus Lr@rLiNerr, scutis 183, scutellis 20, virescens, maculis rhombeis , concatenatis, albo-marginatis , parte postrema corporis ex atro

viridi, haud maculata.

Maculæ concatenatæ, rhombeæ, disco viridi, margine nigrescenti, zona demum alba cinctæ. Squamæ carinatæ et duplo majores squamis Crotali cumanensis. Maculæ anum versus evanescentes, vertex capitis et pars corporis postrema atro-viridia. Abdomen et guttur alba. Caput depressum, latissimum, dentibus

SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES. 7

crassiusculis recurvatis, subexsertis. Oculi atri minuti. Cauda corpore terlia parte angustior.

Longueur, 1",72 (5 pieds 4 pouces ), dont la queue seule a 0",13 (5 pouces). Diamètre du corps, 8 centimètres ou 3 pouces. J'ai donné à cette nouvelle espèce de serpent à sonnette le nom de Crotalus Lôflingii, en honneur du célèbre botaniste suédois, élève de Linné, que la cour d’Espagne avoit destiné pour une expédition à l'Orénoque, et qui a séjourné long -temps à Cumana. Le C. Lôfflingii est beaucoup plus rare que le C. cumanensis. Les deux espèces paroissent se fuir mutuellement; la dernière se distingue de la première, 1. par les écailles du dos qui sont le double plus larges ; 2.2 par le manque de taches sur la partie postérieure du corps; 3.° par des crochets venimeux beaucoup plus longs et plus recourbés; 4.0 par un rétrécissement remarquable du corps vers la queue. J'ai vu, dans les grands individus, des grelots cornés et sonores de 11 anneaux; de vieux Indiens Chaymas m'ont assuré en avoir trouvé de 0 à 25. Lorsque la terre est humectée, ce serpent, comme la plupart des Ophidiens de l'Amérique méri- dionale, répand une odeur approchant de celle du muse, et qui est également propre au Jaguar et aux Caïmans. Je ne suis pas de l'avis de M. Daudin (Rept., T. V, p. 304), qui pense que les contrées tempérées de l'Amérique septentrionale sont habitées par un plus grand nombre de serpens à sonnette que l'Amérique méridionale. Nous en avons trouvé à l'Orénoque, à la rivière des Amazones, dans le royaume de la Nouvelle- Grenade, et au Pérou, dans toutes les régions équinoxiales, dont la hauteur, au-dessus du niveau de la mer, n'excède pas trois à quatre cents toises, et la température moyenne de l'air s'élève de 20 à 25 degrés centésimaux.

Les deux Crotales de Cumana ne diffèrent pas moins entre eux que du Crotalus durissus des États-Unis, dont les taches sont disposées par bandes et constamment plus irrégulières. Ce dernier, que M. Palisot de Beauvois :, dans un mémoire sur les serpens de l'Amérique septentrionale, indique sous le nom Boiquira, n'existe pas dans l'Amérique méridionale. La seule espèce de Crotale que les naturalistes connoiïssent jusqu'ici dans cette partie du nouveau continent ; est le Boicinininga des Indiens du Brésil, le véritable Boiquira de Marcgrave ou Crotalus horridus des auteurs; mais on est moins exposé de confondre les serpens à sonnette de Cumana avec ce dernier qu'avec le C. rhombifer ou Crotale

* Latreille, Rept., T. IN, p. 66 et 88. L'espèce que ( Vol. I, p. 299et 3o1 ) j'ai nommée C. durissus est le C. cumanensis que je viens'de décrire.

S : SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE CROTALES.

à losanges , découvert par M. de Beauvois. Le Boïquira, qui est si commun à Surinam et à Cayenne, a constamment quatre raies noires qui se prolongent sur les côtés du col, et qui manquent au GC. cumanensis et au C. Lôflingii. Ses taches sont distantes, tandis qu'elles sont contiguës dans le C. rhombifer et dans les deux espèces de Cumana. J'ai vérifié ces caractères , conjointement avec M. Cuvier, sur les exemplaires du Boiquira conservés au Muséum d'Histoire naturelle à Paris. M. Daudin les a bien indiqués par la phrase : maculis distinctis, collo longitudi- naliter quadrilineato. Le C. durissus et le C. horridus sont en outre plus épais et plus vigoureux que les espèces que je viens de faire connoitre.

Il ne reste donc à distingner ces dernières que du Crotale à losanges , dont les taches sont formées par le croisement de deux raies jaunâtres, et qui a 142 plaques abdominales. Le C. rhombifer rechercheles lieux voisins des eaux, comme l'indique son nom vulgaire, #ater-Rattle-Snake , tandis que les serpens à sonnette de Cumana se trouvent dans des endroits très-arides. Il paroît en outre peu probable que le nombre des plaques abdominales puisse varier de 142 à 174 et 183, et que les mêmes espèces de Crotale habitent à la fois la Terre-Ferme et les États-Unis de l'Amérique septentrionale. Pour mettre les naturalistes en état de juger par eux- mêmes des caractères distinctifs des serpens à sonnette des États-unis et de la Guyane, je vais ajouter les descriptions des espèces qui sont voisines des Cascabels de Cumana. D'après le grand nombre d'individus que j'ai pu examiner sur les lieux, il m'a paru que le nombre des plaques abdominales des Ophidiens, s'il est moins constant que ne le pensoit Linné, ne varie cependant pas autant que quelques auteurs l'ont prétendu de nos jours.

Crotalus durissus, ex cinereo flavescens, fasciis dorsalibusirregulariter transversis, seutis 172, scutellis 21. ({ Variat scut. 163-174 , scutellis 18-30 ).

Crotalus horridus , cimereus, collo longitudinaliter quadrilineato, rhombis dorsa- libus distincus, nigris, margine flavescentibus, scutis 171, scutellis 22. ( Variat seut. 169-170. scutellis 20-30 ).

Crotalus rhombifer, cinerascens, rhombis dorsalibus contiguis, margine flaves-

centi, scutis 142, scutellis 22. Crotalus cumanensis, ex cinereo virescens, rhombis dorsalibus concatenatis,

linea alba cinctis, scutis 174, scutellis 32. Crotalus Lôflingi, virescens, rhombis concatenatis, parte postrema corporis haud maculata, scutis 180, scutellis 20.

INSECTES DE L'AMÉRIQUE EQUINOXIALE, RECUEILLIS PENDANT LE VOYAGE

DE MM. De HUMBOLDT Er BONPLAND,

ÊT DÉCRITS

Pair M. LATREILLE.

AY VV ULAR LULU VAR URL RL LU LL VU VU LEAVE VIE

SECONDE PARTIE.

CSA NE 5 7

LXIX. EROTYLE ruUBANEÉ.

EROTYLUS rænrnarus, pl:1, fig. 1; de grandeur naturelle.

Ovale, noir; élytres ayant six bandes transverses, ondées : la dernière rouge, et les autres jaunes.

Ovalis, niger; elytris fascüs sex transversis, flexuosis : ultima rubra, alis flavis.

Longueur du corps. Oo", 019.

VAR TUBES BA

Pin la forme générale et la convexité du corps, cette espèce se rapproche beaucoup de celles que Fabricius nomme giganteus, histrio et gemmatus. A l'exception des élytres, elle est entièrement d’un noir luisant. Les quatre derniers articles des antennes forment une massue oblongue, étroite et com- primée. La tête est finement et vaguement pointillée, avec deux impressions

Zoologie, Tome IT.

2

10 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE,

dans l’entre-deux des antennes. Le corcelet est presque plan, parsemé de très-petits points enfoncés, légèrement rebordé sur les côtés, lobé ou plus avancé au milieu du bord postérieur; le milieu de son disque est un peu inégal à raison des enfoncemens quon y remarque; près de l'avancement du bord postérieur est, de chaque côté, un groupe de petits points. L'écusson est petit, noir, uni, en demi-cercle, et arrondi postérieurement. Les élytres sont très-convexes, chargées d’an grand nombre de gros points enfoncés, placés confusément, et traversées, à commencer un peu au delà de la base, par six bandes très-flexueuses, dont les cinq premières d'un jaune pâle, et dont la dernière, ou celle qui est près du bout postérieur, plus petite, d'un rouge de sang assez vif; les quatrième et cinquième bandes sont plus rapprochées et se touchent, à peu de distance de la suture; le bord inférieur des élytres est entrecoupé de quatre taches jaunes.

SCARABÉE FOSSOYEUR. TL

LRU RAR RAI RAR AURA VER REV RUE A/R RE LR ER PE RSS SSI SA PAS LADY

LXX. SCARABÉE rossoyEuRr.

SCARABÆUS rossor, plST, fie. 2; de grandeur naturelle.

Chaperon tronqué et presque échancré en devant, avec une ligne élevée et transverse à son extrémité postérieure; mandibules dentées extérieurement; corcelet mutique, fortement ponctué; élytres ayant des points disposés en lignes longitudinales; corps brun : dessus de la tête et du corcelet presque noirâtres.

Clypeo antice truncato, subemarginato, postice transversim carinato ; an dbuls exterius dentatis ; thorace mutico, valde impressè punctato; elytris longitrorsum striato-punctatis 3 Corpore brunneo : capite thoraceque supra Jucescentibus.

Longueur du ‘corps.

0.010.

RAR RAR RS LR RS

Diss te système de Fabricius, ect insecte seroit un géotrupe. Îl a beaucoup d'affinité avec ceux qu'il désigne sous les noms de laborator et de juvencus. Le corps; les antennes et les pates sont d'un brun marron foncé, avec le dessus de la tête et du corcelet plus obscur d’un brun noirâtre; toutes ces parties sont luisantes. Le menton, le dessous du corps, son extrémité postérieure et les pates sont garnis de poils roussätres. Le côté extérieur des mandibules offre deux échancrures et trois dents obtuses. Le chaperon a la forme d'un petit triangle tronqué, et un peu concave en devant ou à sa pointe; il est rebordé, très-ponctué, et comme distingué du restant de la tête par une ligne élevée et transverse, un peu plus basse dans son milieu. Le chaperon du géotrupe jouvenceau ( juvencus de Fabricius a deux dents relevées à son bord antérieur. La face supérieure de la tête, à l'exception du vertex, tout le dessus du corcelet, sont chargés de gros points enfoncés et nombreux; le corcelét n'a point l'enfoncement, ni la petite éminence, en forme de corne

12 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE,

ou tubercule, qu'on observe dans l'espèce précédente. L’écusson est petit. . Les élytres ont des points enfoncés disposés en lignes longitudinales, ou formant des stries; ces points sont plus petits et disposés vaguement près du bord extérieur et à l'extrémité postérieure. L'anus est tout à découvert et très-ponctué. Les pates sont semblables à celles des congénères. Les segmens abdominaux ont chacun une rangée transverse de points enfoncés qui donnent naissance à des poils.

HANNETON TANNÉ. 13

RSS SE SSSR SA

CLAIRE SSSR RIRE RAR

LXXI HANNETON ranxwé.

MELOLONTHA pvuzra, pl, fig. 3; de grandeur naturelle.

Corps châtain, luisant, avec la tête plus foncée, surtout en devant, et l'abdomen noirâtre ; tête et corcelet très-poncelués; chaperon presque en carré transversal , avec le bord antérieur droit, entier et relevé; élytres ayant par intervalles de petits points enfoncés, nombreux et formant des lignes longitudinales peu régulières; des poils bruns sur le dessous du corps et sur les pates.

Badia nitida, capite, anticè imprimis, obscuriore abdomineque nigricante ; capite thoraceque maxime impresso-punctatis > clypeo transverse subquadrato : illius margine antico recto, integro , reflexo; elytris per spatia numerosa ümpresso-punctals : punctis in lineas longitudinales vix ordinatas digestis ; corpore infra pedibusque villosis :

pilis fusco-rufis. Longueur du corps.

0". 016.

LRRRAS RARE RS AVR RSS

L'irune de ce genre présente beaueoup de difficultés, soit parce qu'il est très-nombreux en espèces, soit parce que plusieurs d’entre elles se ressemblent sous plusieurs rapports, et que les naturalistes ont omis, dans leurs descriptions, des caractères qui pourroient dissiper les doutes. C’est parmi les espèces litigieuses que celle-ci doit être rangée; n’en ayant qu'un individu imparfait, je ne saurois même la signaler rigoureusement. Elle est voisine du hanneton rustique de M. Olivier, et de quelques autres espèces de l'Amérique, publiées par M. Knoch. Les yeux sont noirs. Le corcelet est fort court, proportionnellement aux élytres, un peu dilaté vers le milieu des côtés, et légèrement rebordé. L'écnsson est petit, triangulaire, un peu plus long que large, avec les côtés un peu ponctués et le reste de sa surface très-lisse. Le dessous du corps et l'extrémité postérieure de l'abdomen sont très-pointillés. Voilà les seuls traits distincuifs que je puis ajouter à ceux qu'exprime la phrase spécifique.

14 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE,

ER tr tt tt tte dttntintintèntt d

LXXII LAMPYRE SscIiNTILLANT.

LAMPYRIS sanrizrans, pl:[, fig. 4; un peu grossie.

Antennes simples; corps ovale, une fois plus long que large; tête très-retirée ; corcelet clypéiforme, demi- circulaire , d’un jaunâtre pâle, avec une tache presque carrée, noirâtre et marquée de deux petits traits d’un roussâtre pâle, près du milieu de son bord postérieur; élytres d’un gris-jaunâtre pâle, avec les côtés plus clairs; dessous du corps d'un livide obscur, avec les trois derniers anneaux de l'abdomen jaunûtres.

Antennis simplicibus; corpore ovali, duplo longiore quam latiore; capite valde intruso; thorace clypeiformi, semi-circulart, pallide flavescentt, macula subquadrata, fusca , lineclisque duabus pallido-rufescentibus intersecta, marginis medium versus, notato; elytris pallide griseo -teslaceis, ad latera dilutioribus; corpore infra obscure livido; abdominis segmentis tribus ultimis Jlavidis.

Longueur du corps.

o". o14.

CSSS 2,7

[F faut placer cette espèce de Lampyre dans le voisinage de celles que Fabricius appelle kectica, pensylvanica. Son corps est déprimé et forme un ovale, une fois environ plus long que large. Les antennes sont simples, filiformes, comprimées, noirâtres, avec le prenuer article fort long, d'un roussâtre pâle; la base du suivant paroït être aussi de cette couleur. La tête est très-enfoncée dans la cavité du corcelet. Les yeux sont très-gros, noirs, fort rapprochés, et l'intervalle qui les sépare est d'un roussâtre pâle. Le dernier article des palpes maxillaires est fort gros et noirâtre. Le corcelet forme une sorte de bouclier demi- circulaire; il est d’un jaunâtre pale, et marqué, tout près du milieu de son bord postérieur, d'une tache presque carrée, un peu plus large en arrière, noirâtre, et sur laquelle on remarque

LAMPYRE SCINTILLANT. 15

deux petits traits longitudinaux, d'un roussätre päle. L'écusson est triangulaire et noirâtre. Les élytres sont d’un gris jaunätre pâle, avec le bord extérieur un peu plus clair ou plus jaunâtre, et les épaules plus obscures; chaque élytre offre trois lignes élevées, n'allant pas jusqu’au bord postérieur, et dont les deux intérieures plus aiguës : celle qui est la plus voisine de la suture est la plus courte. Le dessous du corps est d’un roussätre obscur, avec les côtés de la poitrine noirâtres, et les trois derniers anneaux de l'abdomen d'un jaunâtre pâle. Les pates sont noirâtres, avec les cuisses roussâtres.

16 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE,

A A A A EE EE EE ET VV, Ÿ, VTT

LXXIIL TAUPIN mui-8orpé.

ELATER sew-marcinarus, pl. L, fig. 3; grossi.

Antennes légèrement en scie; corps elliptique, trois fois plus long que large, noirûtre, pubescent; élytres une demi-fois plus longues que la tête et le corcelet pris ensemble; antennes, bords latéraux du corcelet, et partie extérieure et apicale des élytres, roussâtres; pates d’un fauve pâle.

Antennis subserratis; corpore elliptico, triplo longiore quam latiore, fusco, pubescente; elytris capite thoraceque conjunctis e dimidio longioribus; antennis, thoracis margine laterali elyirorumque parte postica et externa, rufescentibus; pedibus diluto-fubvis.

Longueur du corps.

0", 013.

RSA SE

Îr a, quant à la forme du corps, de l’analogie avec les taupins, fesselatus, œæruginosus , de Fabricius; il paroît seulement un peu plus étroit. Le corps est noirâtre ou d'un brun très-foncé, luisant, très-pointillé et couvert d'un petit duvet soyeux et grisâtre. Les antennes sont peu en scie et entièrement roussâtres. Le corcelet forme un carré long, un peu plus large postérieurement ; son disque est élevé, mais moins que dans plusieurs autres espèces du même genre ; les bords latéraux et les angles postérieurs, qui sont fortement prolongés, ont une couleur roussâtre. Les élytres ont chacune neuf stries ponctuées. Sur le côté extérieur , et vers l'extrémité postérieure, est une tache roussâtre, allongée, inégale, plus étroite et échancrée à sa partie antérieure. Les pates sont d'un fauve clair.

TÉNÉBRION A DEUX FOSSETTES. 17

D RU LR LR QU VER URL LR LE LR L/ DEAR RAR A/R Q/R EL /L// RAR LRU LL BR LR LR LR A/R LR RL LRU By

LXXX. TÉNÉBRION? À DEUX FOSSETTES.

TENEBRIO? sumpressus, pl. I, fig. 6; grossi.

Oblong , très-noir et fort luisant; corcelet rebordé, très-concave en devant, parsemé de quelques points enfoncés, et ayant de chaque côté une impression; élytres à stries crénelées; antennes et pates brunes.

Oblongus, aterrimus, nitidissimus; thorace marginato, antice profunde emarginato , paulum sparsim punctulato, ex utroque latere impresso; elytris crenato-striatis ; antennis pedibusque fusco-badirs.

Longueur du corps. Oo", 009:

ARR ARR BAS

F'isrrous, s'en rapportant à quelques convenances générales de formes, a réuni avec les. trogosites plusieurs coléoptères qui leur sont étrangers. Cest à ces trogosites qu'il eût probablement associé l’insecte dont il est ici question. Il semble même être très-voisin de la femelle de son érogosita vacca et des ténébrions : ovatus orizæ, figurés par Herbst, pl. CXVIIT. Peut-être doit-il entrer dans notre genre phalérie. N'ayant qu'un individu défectueux, je ne puis décider positivement quelle est la place de ce coléoptère, el je le mets pro- visoirement avec les ténébrions.

Son corps est oblong, déprimé, très-noir, fort luisant et gläbre, Les antennes sont d’un brun marron foncé, et terminées par quelques articles un peu plus gros, plus ronds et comprimés ; ceux qui les précèdent se rapprochent davantage de la forme obconique; les deux premiers sont fort longs, et le troisième est un peu plus long que les suivans. La tête est petite, très-finement poinullée, avec le milieu de sa partie antérieure plus convexe, et deux petites éminences sur le vertex. Le corcelet est grand, presque carré, plus large que long, rebordé

Zoologie, Tom. 11. 5

19 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE ,

et très-échancré en devant; sa surface supérieure a quelques petits points enfoncés, et une petite fossette, près du milieu de chaque bord latéral. Les élytres ont des stries nombreuses et crénelées. Les pates sont d’un brun marron foncé, avec les jambes et les tarses grêles, sans dentelures ni épines au côté postérieur; les deux jambes antérieures sont un peu plus larges, et terminées, ainsi que les intermédiaires, mais plus sensiblement, par deux petits crochets.

TROGOSITE BORDÉE. 19

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LXXV. TROGOSITE: BORDÉE. TROGOSITA marcinata, pl. I, fig. 7; grossi.

Antennes beaucoup plus courtes que le corcelet, terminées brusquement en une massue de trois articles; corcelet presque carré et presque aussi long que large; dessus du corps noirâtre : son dessous, bords extérieurs du corcelet et des élytres, antennes et pates, bruns ; stries dorsales des elytres profondes.

Antennis thorace multo brevioribus, in clavam triarticulatam abrupte desinentibus; thorace subquadrato , diametris subæqualibus ; corpore supra nigricante : illius facie infera , thoracis elytrorumque marginibus externis, antennis pedibusque, brun- neis; elytrorum stris dorsalibus profunde exaratis.

Longueur du corps.

o", 00.

Csvre espèce a de l’aflinité avec le T. Caraboïde de Fabricius ; mais, outre qu'elle est beaucoup plus petite, elle s’en éloigne en plusieurs points essentiels. Les antennes sont beaucoup plus courtes, ne dépassent que de peu les angles antérieurs du corcelet; leur huitième article est bien plus petit que le suivant, tandis que, dans le T. Caraboïde , ce huitième article est seulement un peu moins gros, et semble faire partie de la massue terminale. Le corcelet est presque carré et presque aussi long que large; il se rétrécit un peu et insen- siblement vers son extrémité postérieure, et ses bords latéraux sont presque droits. Les stries dorsales et ponctuées des élytres sont bien plus profondes que dans le T. Caraboïde, et paroissent plus rapprochées; les intervalles qui les séparent sont très-foiblement pointillés, et les petits points n’ÿ forment au plus qu'une seule ligne; les stries extérieures sont peu marquées, et le corcelet est très-ponctué, comme dans le T. Caraboïde. Le dessus du corps est noirâtre ou d'un brun presque noir; les antennes, les palpes, les bords extérieurs du corcelet, des élytres, le dessous du corps et les pates, sont d’un brun marron.

* Je suis l’orthographe de Fabricius et de M. llliger. M. Olivier écrit Zrogossite.

20 INSECTES DE L'AMERIQUE ÉQUINOXIALE,

RAR RAR ARR

AV ARS RAR

CRI VERRE LL VER)

LXXVI ALTISE A cINQ BANDES.

ALTICA quinque-rascara, pl I, fig. 8; grossie.

Ovoïde; un petit sillon transversal et oblique de chaque côté du corcelet; corps vaguement pointillé et luisant; tête, dessus du corcelet , et ventre, roussâtres; élytres d'un blanc jaunâtre, avec une tache humérale et deux bandes transverses, noires; yeux et poitrine noirs; pates d’un jaunâtre pâle.

Ovata; thorace utrinque sulculo transverso et obliquo notato; corpore vage punctulato, nitido; capite, thorace supra ventreque rufescentibus; elytris flavido-albidis, macula humerali fasciisque duabus transversis, nigris; oculis pectoreque nigris; pedibus pallido-

flavidis. Longueur du co Tps.

0,005.

Exsre paroît appartenir à la quatrième famille des Altises de M. Illiger. Le corps est ovoide, luisant, et confusément pointillé. Les antennes manquent dans notre individu. La tête est d’un fauve foncé, avec les yeux noirs et le labre pâle; on remarque, au-dessous des antennes, une petite carène. Le corcelet est petit, presque carré, rebordé, de la couleur de la tête, et a, de chaque côté, près du milieu, un petit sillon transversal et oblique; les deux forment ainsi un angle très-ouvert. L’écusson est triangulaire et roussâtre. Les élytres sont d'un blanc jaunâtre pâle, coupé alternativement par deux bandes noires, transversales, grandes et droites, placées, l'une à peu de distance de la base, et l’autre un peu au delà du milieu; ces élytres ont ainsi cinq bandes transverses ; sur la première, et près des épaules, est une tache noire. Le dessous du corcelet et la poitrine sont noirs; l'abdomen est roussâtre. Les pates sont entièrement d'un jaunâtre pâle; les postérieures sont grandes, sans avoir les cuisses très-renflées.

ALTISE A DIX-POINTS. 21

TT tt te tt tt tb 4 D 4 4 4 1 2

LXXVII ALTISE 4 pix-PoInTs.

ALTICA pecem-puncrarA, pl. [, fig. 9; grossie.

Ovoide, vaguement pointillée, noire; corcelet, élytres et grande partie du ventre d’un jaunâtre pâle; corcelet uni, cinq points noirs sur chaque élytre : 1, 2 et 2. Ovata, inordinate punctulata, nigra ; thorace , elytris ventrisque maxima parte pallido-

lutescentibus; thorace lœvigato; elytris singulis punctis quinque nigris : 1, 2, 2.

Longueur du corps.

o®, 006.

PRE RAR RS RAR ARS

J £ rapporterai cette espèce à la cinquième famille des Altises de M. Iilliger, ou celle des sauteuses. Son corps est ovoide, pointillé sans ordre, noir et luisant. Les antennes sont longues et de cette couleur. Le corcelet est petit, proportionnellement à l'abdomen, presque carré , rebordé, uni, incliné sur les côtés, et d’un jaunâtre pâle, tirant un peu sur le roussâtre, dans une variété. L'écusson est triangulaire et noirâtre. Les élytres sont d'un jaunâtre pâle, et ont chacune cinq petites taches noires, en forme de points inégaux, dont un isolé, plus grand, ovale, placé à l'épaule, et les quatre autres disposés trans- versalement par paires, deux près du milieu, et les deux derniers un peu plus bas; les extérieurs sont un peu plus petits, et disparoissent quelquefois ; le bord de la suture, près de l'écusson, est noir dans l'individu les quatre derniers points sont bien distincts, ou celui que j'ai représenté; les épaules sont très- proéminentes. Le ventre est jaunâtre, avec l'anus noir; cette couleur s'étend, dans une variété, jusque sur le milieu du ventre. Les pates sont entièrement noires et foiblement pubescentes.

INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE,

(D) ©]

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LXXVIIL ALTISE À DEUx CEINTURES. ALTICA srencra, pl. I, fig. 10 ; grossie.

Ovoïde, lisse, d’un fauve pâle et luisant; corcelet transversal, avec de larges rebords; cuisses postérieures très-grandes; deux bandes noires et transverses sur les élytres.

Ovata, lævigata, pallido-rufa , nitida; thorace transverso, late marginato; femoribus posticis maximis; elytris fascis duabus transversis , nigris.

Longueur du corps. 0", 007.

CRUEL AVE LR LR R

Les Altses ne différant essentiellement des Galéruques que par la grandeur de leurs cuisses postérieures, et ce caractère étant plus ou moins modifié, suivant les espèces, parce que tout se nuance dans la nature, on est souvent embarrassé au sujet des limites des deux genres; telle espèce pourra être placée dans l'un ou dans l’autre; mais il ne peut y avoir d’équivoque relativement à celle-ci. Elle est du nombre de celles qui ont éminemment la faculté de sauter. Leurs pates postérieures ont des cuisses très-grandes et marquées d'un enfoncement le long de leur face supérieure, ou celle qui s'applique contre le ventre; des jambes longues, paroïssant avoir un sillon à leur extrémité, sur le côté extérieur, et munies d'une dentelure près du même bout; des tarses fort courts, et dont le dernier article est très-renflé à son extrémité. Ces espèces composent la famille des Altises physapodes de M. Illiger.

L'Altise à deux ceintures est ovoide, lisse, d’un fauve pâle et luisant, plus foncé et tirant sur le marron, en dessous. Les antennes sont également d'un fauve päle, avec l'extrémité du premier article et le second plus obscurs. Derrière l'insertion de ces antennes est une petite élévation, formant une partie du support de leur base, et l'on voit, immédiatement après, en

ALTISE À DEUX CEINTURES. 23

se rapprochant du ventre, un petit enfoncement. Les yeux sont noirs. Le corcelet est un carré transversal, uni, avec les rebords latéraux grands et élevés. L'écusson est triangulaire, petit, et de la couleur du corps. Les élytres ont deux bandes ou deux grandes taches noires, transverses, n’attei- gnant pas